Jan Hermann


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"Jan Hermann" by the Atelier Collectif, 35 mm, colour, 9'00'', 2004

"Al Johnson se met à chanter, le public éprouva un choc considérable. La qualité des voix allait déterminer le succès des carrières. Combien ont fait se pâmer leurs contemporains, dont nous ne connaîtrons jamais le ton de la voix ?"

Sélim Sasson

"When Al Johnson begins to sing, the public experiences a considerable chock. The quality of voices would determine the success of careers. How many people whose voices we will never hear were idolised by their contemporaries ."

Sélim Sasson

Ce film est un reportage. Nous plongeons d'emblée au cœur d'Hollywood à l'apogée du cinéma muet. Une grande star, Jane Clark, est sur toutes les affiches de l'époque. Elle est révélée par le film incontournable du réalisateur Frank Liebermann, " Les mystères de NY ", qui chaque soir, attire la foule dans les salles de cinéma. Étrangement, Jane Clark disparaît de la scène, en pleine gloire, alors que le cinéma muet fait place au parlant. Cinquante ans plus tard, en 1979, à Sainte-Croix-sur-mer, un petit village reculé de Normandie, nous assistons à l'enterrement de Jan Hermann, un vieil immigré hollandais. Selon ses voisins, c'était un homme sans histoire, même si il parlait peu de son passé. Personne ne se doute alors que Jan emmène un secret avec lui dans la tombe. En mettant de l'ordre dans les affaires de son père, Daniel Hermann découvre une histoire inimaginable...
This film is a documentary. We dive into the golden years of silent movie in Hollywood. A big star, Jane Clark, is shown on every billboard. She makes her debut in a film made by Frank Liebermann, " the mysteries of NY', that attracts a crowd to the theaters every night. Mysteriously, Jane Clark disappears from the set, while she is in the glory days of her filming career and the talkies are introduced. Fifty years later, in 1979 in Saint-Croix-sur-mer, a little village in Normandie, we attend the funeral of Jan Hermann, an old Dutch immigrant. His neighbours say that he was a man without a past, even when he talked a little about his past. Nobody could imagine that Jan Hermann takes a secret with him to the grave. His son, Daniel Hermann, discovers, by sorting out his father's things, an unimaginable story.
Le film repose sur un simulacre. Il s'agit d'un reportage imaginaire échafaudé autour d'un personnage imaginaire. Mais, paradoxalement, il ne trompera en aucune façon le spectateur, puisqu'il est réalisé en animation. Et de ce décalage proviendra toute l'originalité du projet : le décalage entre le son et l'image. The film relays on an illusion. It's about an imaginary documentary that is build up round an imaginary person. But, paradoxical, it doesn't lead the spectator up the garden path, because it is an animated film. And from this gap originates all the originality of the project : the gap between the sound and the image.

LE SON : La bande-son (créée préalablement au tournage) est constituée d'interviews diverses à la façon d'un reportage d'investigation. Ces interviews sont inspirées de vraies interviews, qui ont été recyclées, retravaillées, réécrites et réinterprétées. À l'arrivée, l'expression orale des témoins interrogés conserve son caractère spontané et vériste. THE SOUND : the audiotape (made in advance) is put together by means of various interviews like an investigation reportage. These interviews are inspired by real interviews, which are recycled, adapted, rewritten and reinterpreted. The oral expression of the questioned witnesses keeps its spontaneous and veristic character.

L'IMAGE : il s'agit d'animation en volume (des poupées articulées en bas-relief, animées sur un banc-titre multi-plans ). L'aspect des poupées et des décors relève de différents procédés plastiques : le recyclage des matériaux et des textures qui constituent décors et personnages , le collage, les visages stylisés à l'extrême et les décors torturés en bas-relief; etc. L'association de ces personnages à la facture très brute, d'une part, et les dialogues très véristes, d'autres part, aura pour effet d'accuser l'artifice du dispositif. Dans la foulée, c'est l'artifice du dispositif cinématographique qui est en cause.

THE IMAGE: stop motion animation (puppets with movable limbs on bas relief animation stand) The aspect of the puppets and of the settings is made out of various plastic procedures : recycling of materials and of textures that shape the settings and the characters, the collage, the extremely stylised faces and the settings in bas-relief, etc. The association of these characters with the very rough construction on one hand, and the dialogues on the other hand, have the effect to work out the artifice of the appliance. Referring on this, the artifice of the cinematographical appliance is brought up for discussion.

Le film joue de différents modes d'images : les images d'archives, les photographies anciennes, les films muets, les films d'amateur en super 8, un extrait d'une émission télévisée ("Apostrophe" de Bernard Pivot). The film plays with different types of images : archive images, ancient photography, silent films, amateur films in super 8, an extract of a television broadcast ( "Apostrophe" by Bernard Pivot)
Quant au propos, le film nous conte le destin particulier et quasi-tragique d'un homme qui utilisera un moyen peu banal pour faire sa place dans le Hollywood des années vingt et qui devra renoncer à sa carrière suite à un saut technologique déterminant : le parlant. Une histoire de cinéma, d'image et de son. The film tells the story of a particular and quasi tragic destiny of a man who uses a little corny way to make himself felt in Hollywood in the 20ties and who has to end his career because of the invention of a new technology : the talking pictures. A story of cinema, image and sound.

JAN HERMANN

Réalisation / Direction : Atelier Collectif (à peu près 43 jeunes créateurs - about 43 young creators -coordination et/and direction :William Henne)
Scénario / Screenplay : Benjamin Caron, Nicolas Couchard, Delphine Cousin, William Henne.
Langue originale des dialogues / Original language : français et anglais/ French and English
Titre anglais/ English title : Jan Hermann
Genre : Documentaire / animation
Public / Audience : Tout public / all
Synopsis / Synopsis
Ce film est un reportage. Nous plongeons d'emblée au cœur d'Hollywood à l'apogée du cinéma muet. Une grande star, Jane Clark, est sur toutes les affiches de l'époque. Elle est révélée par le film incontournable du réalisateur Frank Liebermann, " Les mystères de NY ", qui chaque soir, attire la foule dans les salles de cinéma. Étrangement, Jane Clark disparaît de la scène, en pleine gloire, alors que le cinéma muet fait place au parlant. Cinquante ans plus tard, en 1979, à Sainte Croix sur mer, un petit village reculé de Bretagne, nous assistons à l'enterrement de Jan Hermann, un vieil immigré hollandais. Selon ses voisins, c'était un homme sans histoire, même si il parlait peu de son passé. Personne ne se doute alors que Jan emmène un secret avec lui dans la tombe. En mettant de l'ordre dans les affaires de son père, Daniel Hermann découvre une histoire inimaginable...
This film is a documentary. We dive into the golden years of silent movie in Hollywood. A big star, Jane Clark, is shown on every billboard. She makes her debut in a film made by Frank Liebermann, " the mysteries of NY', that attracts a crowd to the cinema every night. Mysteriously, Jane Clark disappears from the set, while she is in the glory days of her filming career and the sound pictures are introduced. Fifty years later, in 1979 in Saint-Croix-sur-mer, a little village in Normandie, we attend the funeral of Jan Hermann, an old Dutch immigrant. His neighbours say that he was a man without a past, even when he talked a little about his past. Nobody could imagine that Jan Hermann takes a secret with him to the grave. His son, Daniel Hermann, discovers, by sorting out his father's things, an unimaginable story.
Images / Camera : William Henne
Animation / Animation : Atelier Collectif
Montage / Editing : William Henne, Jean-Marie Thomas
Son / Sound : William Henne
Voix / voices : Philippe Elhem, etc.
Musique / Music : Jean-François Maljean
Coordination décors et personnage : Delphine Cousin
Coordination générale : William Henne
Format de la copie / Projection format : 35 mm Couleur / Colour 1:66
Son / Sound format : Dolby SR
Format pour la sélection / Selection format : Vhs PAL
Durée / Running time : 9'00''
Catégorie / Category : Stop motion
Production / Production : Zorobabel avec l'aide de la Communauté Française et de la Cocof.
Contact :
William Henne / Delphine Renard
Rue de la Victoire 132
1060 Bruxelles
tel/fax : 32 2 538 24 34
zorobabel@zorobabel.be
www.zorobabel.be
Année de production / Year of production : Bruxelles / Brussels - 2003
Les participants : Marie Bastiaens, Sandra blondeau, Corinne Caen, Benjamin Caron, Mélanie Caudron, Maria Cavhallo, Walter Cendrowicz, Marc Cleven, Cindy Colin, Nicolas Couchard, Delphine Cousin, Hélène Cuvelier, Soizic Dehooghe, Éric Demesmaeker, Fabrice Douchy, Philippe Elhem, Julien Fortuné, Ghislain Gilbert, Maud Godfroid, Gregory Groves, Quentin Hanon, William Henne, Sophie Honnof, Marc-Antoine Jean, Gregory Lindekens, Jean-François Maljean, Dorothée Manchon, Laure Marganne, Farid Mejnoun, William Mirante, Richard Narcisse, Denis Nijskens, Germain Olivier, Guillaume Pageau, Julien Peeters, Laurie Peiffer, Jelena Petosevic, Laurence Puyaubert, Paul Schmidt, Gabriel Sepulchre, Jean-marie Thomas, Melissa Tremblay, Marie Victoroff, Martha Yudego.
Biographie / Biography :
La création de ce film résulte de la démarche de jeunes auteurs rassemblés en " Atelier Collectif " dont William Henne assure la coordination. Créé en 1995, cet ensemble regroupe des créateurs s'intéressant aux diverses facettes de l'univers du film : narration, mise en scène, scénographie, photographie, etc. Les membres de l'équipe échangent leur savoir-faire dans une logique d'Éducation Permanente caractérisant, depuis ses débuts, Zorobabel (la structure de production). En 1997, William Henne réalise son propre film "Tout Jeune Garçon" puis, trois ans plus tard, sous sa houlette, l' "Atelier Collectif" offre son premier film d'animation, "Barbe Bleue". "Jan Hermann " est le quatrième film de l' "Atelier Collectif".
As coordinator of the 'Collective Workshop' ('Atelier Collectif'), created in 1995, William Henne is along with other artists involved in many aspects of the world of filmmaking : narration, direction, scenography, photography, etc. All the creators of the 'Collective Workshop' team, exchange their ideas and experience with a permanent educationnal logic characteristic of Zorobabel (the production structure). In 1997, William Henne directed his own film 'When I Was Young' . Three years later, under Henne's direction, the 'Collective Workshop' released its first animated film, 'Bluebeard'. ''Jan hermann' is the
fourth film of the 'Collective Workshop'.

Filmographie/Filmography :
« Barbe Bleue » 35 mm 15’10, 2000 - « Le petit théâtre mécanique » 35 mm, 7’30, 2002 - « Le complot de famille » 35 mm, 6’00’’, 2003 - « Jan Herman » 35 mm, 9’00, 2003 - « Transit » HD, 23’30’’, 2005 - « Otomi » 35 mm, 14’30, 2005 - « Le diagramme du migrant » Flash, 2’00, 2006 - « Déjà vu » 35 mm, 19’53, 2008 - « Kill the surfers », HD, 3’23’’, 2009 - « L’affaire Ghinzu », HD, 16’20’’, 2010 - « Kimiko», HD, 3’23’’, 2011 - « Kin», 35 mm, 11’00’’, 2011 - « Pigmaleón », 35mm, 4’45’’, 2011 - «Quand j’étais petit, je croyais que», HD, 52 X 45’’, 2011-2012.